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Flashb'HAC Estival : En tête au premier tour

Première trêve de la saison, l'occasion de se poser un peu pour établir un bilan de ces six première journées qui nous ont apporté beaucoup d'émotions et lever de nos sièges bien plus souvent qu'à l'accoutumé.


Du nouvel entraîneur


30/03/2018 à 20h. A compter de ce moment, la crédibilité de l’entraîneur du HAC est définitivement perdue, suite à la défaite face à QRM. Il aura fallu attendre plus d'un an et une piteuse septième place l'an passé pour que Vincent Volpe décide d'arrêter le manège et d'en descendre Oswald Tanchot.


La recherche d'un nouvel entraîneur où certains citaient Dall'Oglio, d'autres Pélissier comme profil pour succéder au chicano Normand. Au final, il fallait taper dans un chapeau plus renommé avec Paul le Guen. L'ancien défenseur de Brest et du PSG, international à 17 reprises, est sans nul doute un des plus beaux palmarès qui ait eu à arriver au HAC. Triple champion de France avec le grand OL, c'est un nom avec une impressionnante carte de visite et des fonctions élargies qui prend en main la maison Ciel et Marine. Accompagné de son éternel bras droit, Yves Colleu, il aura pour mission de faire enfin remonter le HAC en Ligue 1.

Paul Le Guen sur le banc Havrais (Photo Site officiel du HAC)

D'un effectif à remodeler


En arrivant, PLG dût faire aussi avec le mal qui ronge la Ligue 2 : l'arrivée en fin de contrat de joueurs trop forts pour la division pouvant monnayer leur liberté. Moukoudi avait été mis au frais pour la deuxième partie de saison suite à son départ annoncé à St Etienne, Ferhat et Bain lui emboîteraient le pas également direction l'étage supérieur. Avec Lekhal convalescent et des désirs de départ de Pape Gueye, c'est un immense chantier qui s'annonça et nous laissa dans un premier temps circonspect.


La première recrue fut Matthieu Gorgelin, choix surprenant n'étant pas le poste le plus attendu au recrutement. S'en suivit un jeune inconnu débarqué de feu la réserve du PSG, Eric Junior Dina Edimbé, dont nous devions attendre de voir les prestations et … rien d'autre pendant un bon moment. Cette absence fut un signe étonnant, un running gag où entre circonspection et inquiétude, les suiveurs du HAC pouvaient légitimement se demander commander se renforcer en perdant des joueurs. Question lancinante à laquelle la seule réponse fut « nous ne recruterons que des joueurs amenant un vrai plus » logique en soi mais certains postes étaient vraiment menacés en cas de blessures ou suspension, surtout en défense centrale, le gros chantier identifié de cette intersaison.

C'est avec toutes ces interrogations que la saison pouvait commencer et quitte à vouloir savoir, autant commencer par un bel obstacle.


De débuts au ralenti.


AC Ajaccio. Avec les années, ce qui n'était qu'un banal club corse est devenu un rival fabriqué. Envahissement de pelouse à Deschaseaux, forfait du HAC suite à l'éruption du volcan Eyjafjöll, il y avait déjà eu des petits pics mais l'apothéose du barrage 2018 a fait tout exploser. Avec le repêchage in extremis suite à la relégation, ce sont des joueurs remontés comme des coucous qui accueillirent les havrais et on peut dire que les premières minutes furent rudes. Menés d'entrée, complètements amorphes, un petit miracle que ce 1-0 à la mi temps. Kadewere commença son ascension en célébrant à la Mateta son premier but de la saison vite suivi d'un deuxième qui permit de ramener un point, après le penalty lâché par Yacouba Coulibaly. Pas de défaite à Coty, le plus important.

Dina Ebimbe face à Ajaccio (Photo Site Officiel du HAC)

Niort à la maison devait permettre de lancer la saison. Une victoire pour démarrer, ça fait toujours du bien mais sur une combinaison bien exécutée, Valentin Jacob rappela à ses hôtes que rester fixe sur un coup franc est toujours une mauvaise idée ; Tino sauva la patrie mais les doutes entrevus étaient toujours là et la question aussi : quand les recrues arrivent elles ?


De la mise à feu de la fusée


Entre l'atonie de la colonne arrivée des transferts et des résultats mitigés, le début de la révolution commençait calmement. Le déplacement à Troyes, 3ème de la saison serait un des tests de ce début de saison et il fut parfaitement réussi. Pour la première fois, on vit ce que serait le HAC version PLG, un 4-4-2 porté vers l'avant dès la récupération de balle à base de pressing fort et de quadrillage du terrain dense. Une sensation d'intensité étrangère pour ceux suivent le club depuis si longtemps qu'ils pensaient que c'était réservé aux autres mais non.

Quelle revanche sur le passé que de voir une équipe composé de pratiquement les mêmes joueurs que l'an passé se métamorphoser en équipe de feu avec en plus, un mental d'acier car rejoints au score, ils marquèrent dans la foulée le but de la victoire.


Scénario encore plus fou à Lens, l'équipe éternellement surcotée de la Ligue 2. Mené au retour des vestiaires, nos Ciel et Marine enfoncèrent un géant Sang et Or décidément bien friable. Kadewere une fois de plus grandiose mais comme toute l'équipe. Oui, ce double déplacement victorieux indiquait à tous que cette année, nous serons là. La victoire face à Grenoble, courageux mais naïf défensivement finira de lancer la saison comme il faut avec en dernière scène de ce premier acte une victoire, non un triomphe à D'Ornano.

Tino Kadewere face à Lens (Photo Site officiel du HAC)

Rarement à la fête dans le Calvados autrement que dans le parcage, la soirée de Vendredi dernier fut un des plus beaux moments que j'ai vécu dans les 30 ans de supporter que j'ai derrière moi avec le match du maintien à Angers. Tout était là : une ambiance de dingue, catalysée comme il faut dans la semaine par les provocations de jeunes caennais à qui on a oublié d'apprendre la modestie ; un déplacement massif succédant au déjà beau organisé à Lens ; un HAC lancé face à un Caen hésitant. Même si une défaite n'aurait pas été dramatique et un nul suffisant, on sentait qu'un gros coup était faisable. Nous étions encore si loin de la vérité ! Pour la première d'Umut Meras, on a tout eu. Face au nounours caennais, ce sont des fauves qui furent lachés avec un maillot blanc frappé de la Salamandre. Une intensité à la limite mais un sentiment que l'adversaire ne serait pas de taille, un premier but pour Dina Edimbé, le deuxième pour Thiaré, enfin récompensés de tous les efforts accomplis depuis la reprise pour son binôme et Tino, comme toujours, qui mit son petit but pour parachever la masterclass !

« Couler Le Havre, qu'ils disaient ? »

Il n'est pas question de fanfaronner ! Nous sommes leaders ce soir mais après seulement six journées. Certes, de gros poissons ont été mangés, chez eux en plus mais maintenant, le plus dur va commencer, être la proie de tous ceux qui vont vouloir nous faire tomber mais le visage vu depuis quelques matchs nous plaît, les doutes initiaux ont été balayés et l'envie de voir incorporer au 11 de départ les derniers arrivés nous laisse entrevoir des possibilités... intéressantes !


Gilles,

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